Cette page est dédiée aux troubles du comportement au sens large (pas uniquement les troubles alimentaires) de façon à compléter les approches des troubles spécifiques tels que les TCA (troubles des conduites alimentaires) mais aussi la psychotraumatologie, le constat étant que le stress post-traumatique perturbe nos comportements et que des confusions sont fréquentes entre un réel trouble du comportement (à découvrir dans le paragraphe dédié) et ceux induits par du stress post-traumatique, et / ou du stress parfois tout simplement.

Notons que les patients TCA ont souvent d'autres troubles comportements associés (et réciproquement). Un trouble du comportement peut en abrité un autre ! 

Décidément, pas simple de s'y retrouver et de faire les bons diagnostics, pour donner les bons soins et aider le patient à bien se gérer (éducation thérapeutique du patient, psychoéducation et développement du self-care et du self-empowerment !).

C'est aussi l'occasion de rappeler que les thérapeutes ne sont pas "magiciens", ils aident la personne à retrouver son autonomie à bien aller, y compris avec une pathologie chronique, qui s'associe souvent avec un besoin de réadapter ses comportements !

Pour traiter des troubles du comportement, nous travaillerons avec /sur les comportements sachant qu'ils ne vont pas sans une tête (et des pensées) et un corps (des ressentis) dont ils sont l'expression la plus visible... rarement la plus lisible ;)

 

TROUBLES DU COMPORTEMENT : DE QUOI S'AGIT - IL ?

Que mettez-vous derrière ces mots : TROUBLES DU COMPORTEMENT ? 

 

Avant de définir ce qu'est un trouble, il est important de définir ce qu'est un comportement et à quel moment, sur quels critères nous pouvons définir qu'il est a un trouble, un élément qui traduit que le comportement devient hors "norme". Et comment définir cette norme également ?

Ajoutons que le trouble doit se définir en fonction du contexte ("normal ou pas") car certains troubles, associé à un contexte, ne peuvent pas être définis comme trouble du comportement puisque justement, ils sont liés à un contexte et non généralisés.

Plusieurs définitions peuvent être données, et c'est bien cela que nous définirons en priorité en formation. Gardons ici la plus simple :  un comportement est une manière d'agir, la façon de se conduire dans la vie. Ce terme ne concerne pas que l'espèce humaine; on peut aussi l'appliquer aux animaux, et même aux objets physiques. Pour être plus précis, nous pourrions dire que le comportement est une façon d'agir, un acte et que la façon dont nous enchainons des actes, des comportements doit être nommée notre conduite, suite de comportements. Nous voyons ainsi que certains "troubles du comportement" sont en réalité des troubles de la conduite. Les personnes présentent des façons d'agir "inadaptées" à des situations et cela se répète de façon générale. 

Ce comportement peut donc être troublé. Ce trouble peut être d'ordre quantitatif ou qualitatif. Nous pouvons donc également dire que les conduites sont également troublées sur des aspects quantitifs ou qualitatifs.

TROP ou TROP PEU ? HYPER OU HYPO ?

Du côté quantitatif, le comportement peut être en excès ou en défaut. Un comportement en excès va créer de l'agitation, de l'instabilité, de l'agressivité, du bruit, de l'hyperactivité. Cela dérange ! Mais cela ne suffit pas à dire que la personne a un trouble du comportement ! Malheureusement, les autres peuvent l'évaluer ainsi, perturbés eux aussi dans leur propre quotidien et alors désorganisés dans leur "fonctionnement habituel" !

Un comportement par défaut est tout aussi problématique. Quelqu'un qui ne parle pas, qui ne bouge pas, qui se fait oublier, qui est inhibé est tout
autant en souffrance mais il ne dérange pas. Nous avons tendance à sous-estimer l'importance et même à ne pas remarquer un trouble du comportement "non productif" .
Le trouble du comportement peut être qualitatif : Il s'agit alors d'une déviation, d'une inadaptation, d'une inadéquation à la réalité ; on trouve que cela est "étrange". 

Quand cela devient - il pathologique ? Souvent, quand s'ajoute des aspects qualitatifs et quantitatifs et que cela porte préjudice à la personne (ou à d'autres) dans son quotidien. Il s'agit alors de "diagnostiquer" en quoi et depuis quand les comportements et la conduite ont dérivé, et comment cela s'est installé. Il est donc crucial de prendre du temps pour bien évaluer car une erreur diagnostique "devient" une étiquette qui elle -même peut être fortement préjudiciable !

COMMENT SE FORMER ? OU A QUOI SE FORMER ?

Comment se former puisque les troubles du comportement sont cités largement ?

On retrouve cette "appellation" pour les enfants, les adolescents, les personnes vieillissantes et certaines personnes atteintes de pathologies mentales et / ou somatiques.

Le comportement est la partie "visible" de l'humain et c'est souvent sur cet aspect que nous sommes jugés. Des défaillances éducatives, des inadaptations à une culture peuvent susciter des perturbations des comportements et de la conduite. Ceci étant, avec une aide psychosociale et éducative, la personne peut reprendre des comportements appropriés au contexte. Il s'agit là d'un manque d'adapation passager. 

Si l'inadaptation dure et s'accroit alors que nous sommes plutôt sensés améliorer notre capacité d'adaptation au fil du temps, il est important d'investiguer plus loin : qualifier, quantifier, contextualiser, évaluer la mise en place et l'évolution et faire un vrai diagnostic, avec prudence et en ciblant tous els axes psycho-sociaux-somatiques ! 

Comment se former à cela ? Toutes les formations en psychopathologie donnent des bases sur ces aspects. C'est aussi intéressant de se former sur le développement de l'enfant et l'adolescent, l'évolution liée au vieillissement, et à minima en physiopathologie pour avoir une bonne idée du développement "normal" de l'jumain et de son bon fonctionnement physiologique. Il faut y ajouter des formations en psychotraumatologie et peut être d'autres encore...C'est pour cela que se former à ces troubles, à leur repérage et à leur traitement est délicat et requiert souvent une longue expérience également.

Ou et à quoi se former alors ? Les professionnels du soin, de l'éducation, de la santé ont des bases liées à leur formation initiale. Ensuite, chacun peut faire des formations plus poussées sur les troubles de la conduite chez l'adolescent, les troubles de conduites alimentaires, les troubles de l'attention etc...

C'est pour cela que je vous propose des modules de formation condensés, associant plusieurs approches, héritage de mes différents apprentissages et vous donnant de bonne base pour savoir faire un diagnostic fiable, recadrer certains diagnostics erronés et ensuite savoir orienter la personne dans une bonne direction thérapeutique. Faudra t-il un psy, un coach, un sophrologue, une équipe avec un somaticien ? Souvent cela va demander un "menu à la carte" et une prise en charge pluridisciplinaire bien structurée pour éviter des pertes de temps et des évolutions "morbides" des symptômes ! Je fais donc en sorte de vous former "a minima" et je vous aide ensuite à orienter vos spécialisations et à penser votre organisation en réseau pour pouvoir intervenir en équipe ! 

SE FORMER : AGIR POUR MIEUX GERER LES COMPORTEMENTS

A venir d'ici mars 2018. Merci :)