Que mettez-vous derrière ces mots : TROUBLES DU COMPORTEMENT ? 

 

Avant de définir ce qu'est un trouble, il est important de définir ce qu'est un comportement et à quel moment, sur quels critères nous pouvons définir qu'il y a un trouble, un élément qui traduit que le comportement devient hors "norme". Et comment définir cette norme également ?

Ajoutons que le trouble doit se définir en fonction du contexte ("normal ou pas") car certains troubles, associé à un contexte, ne peuvent pas être définis comme trouble du comportement puisque justement, ils sont liés à un contexte et non généralisés.

Plusieurs définitions peuvent être données, et c'est bien cela que nous définirons en priorité en formation. Gardons ici la plus simple :  un comportement est une manière d'agir, la façon de se conduire dans la vie. Ce terme ne concerne pas que l'espèce humaine ; on peut aussi l'appliquer aux animaux, et même aux objets physiques. Pour être plus précis, nous pourrions dire que le comportement est une façon d'agir, un acte et que la façon dont nous enchainons des actes, des comportements doit être nommée notre conduite, suite de comportements. Nous voyons ainsi que certains "troubles du comportement" sont en réalité des troubles de la conduite. Les personnes présentent des façons d'agir "inadaptées" à des situations et cela se répète de façon générale. 

Ce comportement peut donc être troublé. Ce trouble peut être d'ordre quantitatif ou qualitatif. Nous pouvons donc également dire que les conduites sont également troublées sur des aspects quantitatifs ou qualitatifs.

TROP ou TROP PEU ? HYPER OU HYPO ?

Du côté quantitatif, le comportement peut être en excès ou en défaut. Un comportement en excès va créer de l'agitation, de l'instabilité, de l'agressivité, du bruit, de l'hyperactivité. Cela dérange ! Mais cela ne suffit pas à dire que la personne a un trouble du comportement ! Malheureusement, les autres peuvent l'évaluer ainsi, perturbés eux aussi dans leur propre quotidien et alors désorganisés dans leur "fonctionnement habituel" !

Un comportement par défaut est tout aussi problématique. Quelqu'un qui ne parle pas, qui ne bouge pas, qui se fait oublier, qui est inhibé est tout
autant en souffrance mais il ne dérange pas. Nous avons tendance à sous-estimer l'importance et même à ne pas remarquer un trouble du comportement "non productif" .
Le trouble du comportement peut être qualitatif : Il s'agit alors d'une déviation, d'une inadaptation, d'une inadéquation à la réalité ; on trouve que cela est "étrange". 

Quand cela devient - il pathologique ? Souvent, quand s'ajoute des aspects qualitatifs et quantitatifs et que cela porte préjudice à la personne (ou à d'autres) dans son quotidien. Il s'agit alors de "diagnostiquer" en quoi et depuis quand les comportements et la conduite ont dérivé, et comment cela s'est installé. Il est donc crucial de prendre du temps pour bien évaluer car une erreur diagnostique "devient" une étiquette qui elle -même peut être fortement préjudiciable !

S’agit -il d’une mécanisme adaptatif à un contexte de vie néfaste d’une tentative de résilience à un mauvais attachement (et de ce cas cela peut aller jusqu’à un trouble développemental) ou des suites d’un épisode critique (stress post traumatique et ses adaptations comorbides) ou d’une pathologie somatique ou psychologique encore non identifiée ? Dans tous les cas, il s’agit de pouvoir évaluer, définir le « TC » et ensuite de trouver une ou plsuieurs pistes d’amélioration et d’engager une action systémique et multipuridisciplinaire.