Les émotions sont un vaste sujet sur lequel nombre de psychothérapeutes, scientifiques, philosophes, écrivains etc... se sont penchés. J'y ajoute ma touche personnelle ici sans prétendre donner une meilleure définition mais pour rappeler que l'émotion est au centre de l'humain et de ses relations. Le travail sur les émotions n'est donc pas réservé au seul domaine de la psychothérapie mais également aux autres domaines de la communication. De la bonne gestion de nos émotions, dépendra la bonne gestion de nos relations à nous-mêmes et aux autres. Je vous invite à regarder l'index de computation ci-dessous pour mieux mesurer les valeurs de mes propos!

psychothérapie-index computation

Peut-être est-il difficile de définir l'émotion, tout simplement parce qu'elle est vécue dans le for intérieur de chaque humain et qu'il est délicat de mettre des mots sur ce ressenti tout à fait personnel et néanmoins partagé et connu de tous! L'étymologie du mot est largement explicite : "é" = préfixe signifiant "vers l'extérieur" et "motion" signifiant le mouvement (du latin movere). Il s'agit donc d'un mouvement intérieur suscité par un évèment extérieur et provoquant une réaction vers l'extérieur... Nous parlons bien d'une réaction neurophysiologique qui nous permet ensuite d'adapter notre action à une situation. Les rouages en sont très complexes et mettent en oeuvre à la fois notre système nerveux central et notre système nerveux autonome, permettant ainsi une grande réactivité en cas de danger... trop grande peut être parfois quand le danger n'était pas avéré. Il convient alors de pouvoir mieux gérer "cette réactivité/spontanéité". Même si le passage des émotions aux actes est parfois extrémement rapide et apparemment non réfléchi, nous avons la capacité à prendre du recul par rapport à nos émotions et à réadapter nos comportements si nous les estimons insatisfaisants. Le processus mental se fait lui aussi extrémement rapidement et si, une expérience émotionnelle s'avère inadaptée, nous avons les moyens de réflexion pour réajuster notre "fonctionnement" ultérieurement.

Si cela devient "compliqué", alors l'intervention d'un tiers sans lien affectif avec vous aidera à remettre vos pensées au clair et à ré-équiliber votre index de computation.

Dans notre vie, les émotions sont maltraitées:

- petits, on nie nos émotions ("ne pleure, ce n'est pas grave!"... ajoutons les vérités ancestrales du genre: "les garçons ne pleurent pas!"),

- grands, on les cache pour des questions de bienséance, et quand elles reviennent avec une intensité croissante à défaut d'être entendues, on les fuit ou on les anesthésie dans l'alcool, le tabac, l'hyperactivité.

En même temps, elles sont toujours là, au fond de nous, et peuvent devenir le terrain d'un malaise intérieur (des joies et des peines non accueillies, des peurs tues... sourdent en nous...) et/ou d'une profonde dissociation, qui nous empêchent dans les deux de jouir pleinement de nos liens et de notre vie.

Alors, je vous invite à oser les vivre et être vous-même quelque soit l'objet de notre rencontre, notre relation et le travail accompli en seront plus riches (et vous plus léger!). Ne sous-estimez pas votre intelligence émotionnelle; elle ne fera que renforcez votre intelligence globale!

Profitons de l'occasion et visitons les émotions!

Conseil-communication

La peur: elle permet de faire face à un danger ou à l'inconnu. Si la personne se sent impuissante à réagir, la peur se transforme en terreur!

La peur est naturelle et protectrice mais si elle devient régulière et sans objet (on parle alors d'angoisse), il est important d'y travailler. Le besoin de protection n'est pas satisafait si la peur dure...

La colère: c'est une énergie répératice qui vient de l'intérieur pour signfier que nos limites ne sont pas respectées, qu'il y a des blessures, des injustices et/ou des frustrations. La colère s'exprime avec énergie mais sans violence; la violence ne vise pas la répération mais la destruction de l'autre et ne répare pas! Si l'impuissance s'aditionne à la colère, la personne éprouve de la rage.

La colère est une demande de réparation pour satisafire un besoin de justice et/ou d'harmonie.

La tristesse: elle sert à l'acceptation de la perte. Elle s'inscrit comme étape réparatrice du processus de deuil (deuil étant ici synonyme de toute perte). A terme elle se transforme en tendresse pour l'objet perdu. Si la personne se sent impuissante, la tristesse devient de la douleur.

La tristesse répond au besoin d'acceptation et aide à faire le deuil.

Le dégout: il traduit le rejet d'une agression ou de valeurs qui ne nous conviennent pas.

Le besoin sous-jacent est le rejet. Le dégout est donc un excellent moyen de savoir si vous faites "fausse route".

La joie: elle permet de vérifier que l'on est en accord avec soi-même, avec nos valeurs et que l'on est sur le bon chemin même si tous nos besoins ne sont pas satisfaits.

Derrière elle, on découvre les besoins d'union, de partage, d'aller vers, d'exister et une vraie motivation!

L'amour: elle nourrit le lien et l'intimité qui pérennisent le sentiment amoureux.

L'amour répond au besoin de se sentir relié.

 

Angélique GIMENEZ, psychopraticien titulaire du CEP,  enseignante en PNLEE, psychotraumatologie et TCA et superviseur.

                                                                             Courant humaniste, PNLEE, hypnose éricksonienne, EMDR, ACT...